ARTICLE 1 - Objet, périmètre et documents liés
1.1 - Objet
La politique a pour objet d'organiser un niveau de sécurité cohérent avec la taille, l'activité, l'exposition au risque et les obligations juridiques de CONYVO. Elle vise à prévenir, détecter, contenir, documenter et traiter les atteintes susceptibles d'affecter la confidentialité, l'intégrité, la disponibilité, la traçabilité, la licéité ou la réputation des traitements et opérations conduits par CONYVO.
1.2 - Périmètre personnel et matériel
Elle s'applique au Président, aux salariés actuels ou futurs, alternants, stagiaires, prestataires, commerciaux indépendants, partenaires, sous-traitants, conseils externes et à toute personne disposant, même temporairement, d'un accès aux locaux, aux outils, aux comptes, aux plateformes, aux moyens d'authentification, aux dépôts de code, aux espaces documentaires ou aux données de CONYVO ou de ses clients.
1.3 - Documents liés
La présente politique doit être lue en cohérence avec la politique interne de CONYVO, qui encadre déjà l'usage des outils, la sécurité des accès, la gouvernance des environnements, la remise et la restitution des comptes, ainsi qu'avec la politique de confidentialité de CONYVO et ses annexes relatives au traitement des données, à la sous-traitance RGPD et à la gouvernance des accès privilégiés.
1.4 - Définitions utiles
Au sens de la présente politique, un incident de sécurité désigne tout événement avéré ou suspecté portant atteinte ou susceptible de porter atteinte à un actif, un système, une donnée, un compte, un flux, un secret, un local, un matériel ou une personne ; une violation de données personnelles constitue, lorsqu'elle est caractérisée, une catégorie particulière d'incident soumise aux exigences du RGPD ; un actif critique désigne tout actif dont l'atteinte pourrait compromettre significativement l'activité, la sécurité, les obligations contractuelles ou la conformité de CONYVO.
ARTICLE 2 - Principes directeurs de sécurité
2.1 - Objet
CONYVO applique une logique de sécurité proportionnée, documentée et révisable, fondée sur le besoin d'en connaître, le moindre privilège, la séparation des tâches, la défense en profondeur, la traçabilité, la limitation de la surface d'exposition, la sauvegarde, la réversibilité raisonnable et la capacité à réagir rapidement en cas d'incident.
Tout utilisateur autorisé doit contribuer à la sécurité par un comportement prudent, loyal et traçable. Aucune exigence de rapidité commerciale, de confort opérationnel ou de continuité ne justifie de contourner une mesure de sécurité, de partager un accès de manière illicite, d'exposer des données sans base légitime ou d'accepter un niveau de risque manifestement excessif sans arbitrage formalisé.
2.2 - Sécurité
by design et by default
Tout nouveau
flux, outil, traitement, automatisation, intégration, développement,
environnement, compte, partage ou procédure doit, dans la mesure du possible,
être conçu avec des réglages par défaut restrictifs, une revue de nécessité,
une documentation minimale, une attribution claire des responsabilités et une
analyse préalable des impacts de sécurité, de confidentialité, de continuité et
de conformité.
2.3 -
Proportionnalité et documentation
Les mesures retenues doivent être adaptées à la sensibilité des données, à la criticité des actifs, à la réalité des menaces, au coût raisonnable des protections et au statut des personnes concernées. Toute dérogation significative, risque résiduel accepté, accès exceptionnel, compte partagé toléré ou usage atypique doit être documenté, justifié et réexaminé.
ARTICLE 3 - Gouvernance, pilotage et responsabilités
3.1 - Direction et arbitrage
La direction
de CONYVO demeure responsable du cadre général de sécurité, des arbitrages
sensibles, de la validation des mesures structurantes, de l'allocation des
moyens, des décisions de suspension ou de crise, ainsi que de la cohérence
entre sécurité, contrats, production, obligations sociales, confidentialité et
protection des données.
3.2 -
Référents et relais
CONYVO peut
désigner un ou plusieurs référents sécurité, techniques, production, RH,
administratifs ou métiers, chargés d'animer les mesures dans leur périmètre, de
centraliser les alertes, de proposer les correctifs utiles et de tenir à jour
la documentation opérationnelle. La désignation nominative de ces référents
peut être réalisée dans la politique interne, une note séparée, un organigramme
de sécurité ou une fiche de gouvernance.
3.3 - Responsabilité
de chaque utilisateur
Chaque
utilisateur autorisé est responsable de l'usage de ses accès, de la protection
raisonnable de ses terminaux, de la qualité des informations qu'il manipule, de
la remontée des anomalies observées et du respect des règles applicables à son
statut. Nul ne peut se prévaloir de son rang, de son ancienneté, d'une urgence
commerciale ou d'une habitude de travail pour s'exonérer des règles de
sécurité.
3.4 - Revue et
amélioration continue
Le pilotage
sécurité s'appuie, selon les besoins de CONYVO, sur des revues périodiques
d'habilitations, d'actifs critiques, d'incidents, de sauvegardes, de
fournisseurs, d'obligations contractuelles, de mesures RGPD, d'exceptions
accordées, de dépendances sensibles et de plans d'action.
ARTICLE 4 - Classification de l'information et règles de diffusion
4.1 - Niveaux
de classification
Les
informations et actifs informationnels sont classés au minimum selon les
niveaux Public, Interne, Confidentiel et Restreint / Sensible. Le niveau retenu
dépend de la nature de l'information, de son utilité, de son origine, de ses
obligations de confidentialité, du risque pour les personnes ou pour l'activité
et, lorsqu'il s'agit de données clients, des restrictions contractuelles ou
réglementaires applicables.
4.2 - Règles
de traitement
Par défaut, toute information non publiée par CONYVO est traitée au minimum comme Interne. Les données clients, identifiants, secrets, éléments financiers non publics, documents contractuels en négociation, roadmaps, incidents, journaux, configurations, preuves techniques et documents d'administration relèvent en principe des niveaux Confidentiel ou Restreint / Sensible.
Le partage, l'impression, l'export, la copie locale, la mise à disposition d'un tiers, l'usage dans un outil externe, la diffusion orale à l'extérieur ou l'utilisation à des fins de démonstration doivent rester limités au strict nécessaire, utiliser le bon canal et laisser une trace exploitable lorsqu'il s'agit d'un flux sensible.
4.3 - Inventaire
et protection des actifs critiques
La présente politique doit être lue en cohérence avec la politique interne de CONYVO, qui encadre déjà l'usage des outils, la sécurité des accès, la gouvernance des environnements, la remise et la restitution des comptes, ainsi qu'avec la politique de confidentialité de CONYVO et ses annexes relatives au traitement des données, à la sous-traitance RGPD et à la gouvernance des accès privilégiés.
ARTICLE
5 - Sécurité des personnes, habilitations et cycle de vie des accès
5.1 - Entrée
en relation et ouverture d'accès
Aucun accès ne
doit être remis sans titulaire identifié, besoin justifié, périmètre défini,
canal de remise sécurisé et rattachement à une mission, une fonction ou un
contrat. Les comptes partagés sont interdits sauf nécessité technique
documentée, durée limitée, validation préalable, journalisation suffisante et
rotation immédiate en cas de changement de titulaire ou de fin de besoin.
5.2 - Confidentialité et sensibilisation
Toute personne autorisée à agir pour CONYVO ou à accéder à ses actifs doit être tenue à une obligation de confidentialité adaptée à son statut. Une information ou sensibilisation proportionnée doit être fournie sur les usages interdits, le phishing, la sécurité des mots de passe, l'usage des outils externes, les signalements, la manipulation des données clients et les réactions attendues en cas de suspicion d'incident.
5.3 - Revue, modification et retrait des droits
Les
habilitations sont accordées selon le principe du moindre privilège, revues à
intervalles réguliers et systématiquement ajustées en cas de changement de
rôle, de départ, de suspension de mission, de perte de confiance, de
manquement, de rupture contractuelle ou d'incident. Toute fin de mission ou de
relation doit déclencher une procédure de sortie comprenant, selon le cas, la
désactivation des comptes, la révocation des sessions, la suppression des
groupes, la rotation des secrets partagés, la récupération des matériels et la
destruction ou restitution des copies locales.
5.4 -
Délégations et accès d'urgence
Les accès de
secours, de récupération ou de type break-glass ne sont admis qu'à titre
exceptionnel pour des motifs de continuité ou de gestion de crise. Ils doivent
être protégés, limités, documentés, soumis à revue a posteriori et, lorsque
leur usage a eu lieu, conduire à la rotation des secrets concernés.
ARTICLE 6 - Authentification, comptes sensibles et gestion des secrets
6.1 -
Exigences générales d'authentification
Chaque
utilisateur doit disposer d'identifiants personnels robustes et protégés.
L'authentification multifacteur est exigée, dès qu'elle est disponible, pour
les accès sensibles et en particulier pour la messagerie, le SSO, les consoles
cloud, les registrars, les DNS, les outils financiers, les coffres de secrets,
les environnements d'administration, les dépôts de code et les espaces
contenant des données clients ou des secrets d'entreprise.
6.2 - Comptes
privilégiés
Les comptes
d'administration doivent être distincts des comptes d'usage courant. Ils ne
doivent être utilisés que pour les opérations d'administration nécessaires ;
leurs usages doivent être limités, traçables et, lorsque la criticité le
justifie, soumis à validation renforcée, double contrôle ou revue spécifique.
6.3 - Secrets,
clés et éléments de récupération
Les mots de passe, clés privées, certificats, secrets d'API, jetons, codes de récupération et éléments équivalents ne doivent jamais être conservés en clair dans un email, une conversation instantanée, un document partagé librement ou un dépôt de code non prévu à cet effet. Ils doivent être conservés dans un mécanisme approuvé offrant un niveau de protection cohérent avec leur criticité.
Une rotation des secrets doit intervenir notamment en cas d'incident, de suspicion de compromission, de départ d'un intervenant, de suppression d'un accès, de changement d'environnement ou d'anomalie affectant la confiance dans le secret concerné.
6.4 - Interdictions
spécifiques
Le partage
informel de mots de passe, l'enregistrement non protégé d'un second facteur, la
captation ou l'export non maîtrisé de QR codes MFA, la réutilisation de secrets
sans nécessité, l'usage d'un compte personnel à la place d'un compte Conyvo
pour une ressource d'entreprise et la création d'un compte externe non validé à
partir d'une adresse professionnelle sont interdits.
ARTICLE
7 - Postes de travail, mobiles, télétravail et usages locaux
7.1 - Exigences
minimales de sécurité des terminaux
Tout poste, téléphone, tablette, navigateur ou support utilisé pour l'activité de CONYVO doit être protégé par verrouillage, maintenu à jour, configuré avec un niveau de sécurité cohérent, protégé contre les usages non autorisés et signalé sans délai en cas de perte, vol, altération ou suspicion de compromission.
Les copies locales de données sensibles doivent être limitées au strict nécessaire. Aucun stockage durable ne doit être réalisé sur un support non chiffré, un cloud personnel, un appareil non maîtrisé ou un support laissé sans surveillance lorsque la nature des données ou l'environnement rend ce comportement risqué
7.2 - Télétravail
et mobilité
Le travail à
distance, les déplacements, les interventions sur site client, les tournages,
événements ou rendez-vous extérieurs doivent être organisés de manière à
préserver la confidentialité des informations, la sécurité des personnes et la
maîtrise des matériels. Les écrans doivent être protégés des regards non
autorisés ; les documents papier sensibles ne doivent pas être laissés sans
garde ; les connexions à des ressources critiques doivent utiliser des canaux
sécurisés et les téléchargements locaux doivent rester maîtrisés.
7.3 - BYOD et
outils non approuvés
L'utilisation d'équipements personnels pour traiter des données de CONYVO ou de ses clients n'est admise que si elle a été validée ou tolérée dans un cadre documenté et si des mesures raisonnables de séparation, de sécurité et de restitution sont possibles. A défaut, seules des données non sensibles, fictives ou strictement minimisées peuvent être manipulées sur ces équipements.
Aucun plugin, extension, agent, connecteur, outil d'automatisation, espace de synchronisation, service de stockage, logiciel piraté, IA générative, service de transcription ou plateforme externe ne doit être utilisé avec des données sensibles sans validation préalable lorsque cela peut affecter la sécurité, la confidentialité, la réversibilité ou les engagements contractuels de CONYVO.
ARTICLE 8 - Sécurité des systèmes, infrastructures, développement et changements
8.1 - Architecture
et cloisonnement
Les
environnements de production, préproduction, test et développement doivent être
raisonnablement cloisonnés. Les secrets, jeux de données, droits d'accès et
permissions ne doivent pas être répliqués indistinctement d'un environnement à
l'autre. L'usage de données réelles hors production doit être évité ou
strictement encadré, avec anonymisation, pseudonymisation ou justification
opérationnelle documentée lorsque cela est nécessaire.
8.2 - Administration
et opérations sensibles
Les
changements critiques - notamment sur les DNS, certificats, hébergements,
comptes administrateurs, configurations de sécurité, sauvegardes, accès
d'urgence, clés, environnements de production, pipelines, dépendances ou
composants essentiels - doivent être tracés avec un responsable identifié, une
date, un objectif, et, lorsque cela est pertinent, un plan de retour arrière.
8.3 - Développement,
dépôts et dépendances
Les dépôts de code, pipelines, dépendances et automatisations doivent être gérés dans des environnements approuvés. Les revues de code, scans, secrets management, protections de branche, journalisation de déploiement et contrôles d'accès doivent être proportionnés à la criticité du projet et à la sensibilité des données manipulées.
Les composants open source, bibliothèques externes, modèles, scripts, solutions cloud, API et outils d'assistance fondés sur l'intelligence artificielle doivent faire l'objet d'une validation minimale portant sur leur licéité, leur sécurité, leur maintenance, leurs conditions d'usage, leur localisation et leur compatibilité contractuelle.
8.4 - Sauvegarde,
archivage et restauration
Des
sauvegardes régulières doivent être mises en place pour les actifs et données
utiles à la continuité d'activité. Au moins une copie extérieure au site
principal et une sauvegarde déconnectée ou isolée doivent être recherchées
lorsque la criticité de l'actif le justifie. Des tests de restauration
périodiques doivent être réalisés sur les actifs critiques afin d'éviter une
illusion de sauvegarde non exploitable
ARTICLE 9 - Protection des données, confidentialité et obligations clients
9.1 - Cadre
RGPD et rôles
Lorsque CONYVO
agit en qualité de responsable de traitement pour ses propres finalités, elle
applique sa politique de confidentialité, ses annexes RGPD et les mesures de
sécurité adaptées à ses traitements. Lorsqu'elle agit en qualité de
sous-traitant pour le compte d'un client, elle traite les données uniquement
selon le cadre contractuel applicable, les instructions documentées reçues et
les limites résultant du droit applicable.
9.2 -
Minimisation et licéité des flux
Aucune
collecte, copie, transmission, export ou réutilisation de données personnelles
ou confidentielles ne doit être réalisé en dehors d'une finalité légitime,
documentée et proportionnée. Les données doivent être exactes, limitées à ce
qui est nécessaire, conservées pendant une durée justifiée et supprimées,
anonymisées ou archivées à accès restreint lorsque leur conservation active
n'est plus nécessaire.
9.3 - Confidentialité
contractuelle et secret des affaires
Les contrats,
devis, marges, scripts, méthodes, briefs, livrables non publiés, preuves
d'exécution, identifiants, incidents, arbitrages, journaux, environnements et
éléments de sécurité de CONYVO ou de ses clients sont protégés par le secret
des affaires, la confidentialité contractuelle et, le cas échéant, la
réglementation applicable aux données personnelles. Leur diffusion non
autorisée constitue un manquement grave.
9.4 - Conservation et réversibilité
Sauf
instruction différente, obligation légale ou nécessité probatoire justifiée,
CONYVO organise une conservation raisonnable et limitée des éléments produits
pour le compte des clients. Les opérations de réversibilité, d'export, de
transfert assisté, de purge contrôlée ou de restitution exhaustive peuvent
faire l'objet de modalités, délais et conditions particulières distincts.
ARTICLE 10 - Sécurité physique, protection des personnes et sûreté opérationnelle
10.1 - Accès
physiques et matériels
L'accès aux
locaux, zones de stockage, matériels, badges, moyens de récupération, supports
de sauvegarde, documents papiers et équipements contenant des données sensibles
doit être limité aux personnes autorisées. Les visiteurs, intervenants
ponctuels et tiers n'accèdent qu'aux zones nécessaires à leur présence et,
lorsque le risque l'exige, sous accompagnement ou selon des consignes adaptées.
10.2 - Santé,
sécurité des travailleurs et prévention
La présente
politique ne remplace pas les obligations spécifiques de l'employeur en matière
de santé et de sécurité au travail. Dès que la structure emploie un ou
plusieurs salariés, CONYVO doit mettre en place et tenir à jour les documents
et dispositifs obligatoires applicables, notamment l'évaluation des risques
professionnels et, lorsque la loi l'impose, le document unique correspondant.
10.3 - Droit
d'alerte interne et suspension de l'action risquée
La présente politique doit être lue en cohérence avec la politique interne de CONYVO, qui encadre déjà l'usage des outils, la sécurité des accès, la gouvernance des environnements, la remise et la restitution des comptes, ainsi qu'avec la politique de confidentialité de CONYVO et ses annexes relatives au traitement des données, à la sous-traitance RGPD et à la gouvernance des accès privilégiés.
Lors des déplacements, tournages, interventions sur site, manipulations matérielles, usages de matériels spécifiques ou prestations exposées à un risque particulier, la protection des personnes prime. Aucune intervention ne doit être réalisée sans compétence, couverture contractuelle ou assurance adéquate lorsque ces prérequis sont requis par la loi, le site ou la nature de la mission.
ARTICLE 11 - Fournisseurs, prestataires, sous-traitants et tiers
11.1 - Sélection
et encadrement
Tout
fournisseur, prestataire, partenaire ou sous-traitant susceptible d'accéder à
des données, à des environnements, à des secrets, à des locaux ou à des actifs
critiques doit être sélectionné avec un niveau de vigilance proportionné au
risque. Les critères peuvent inclure la fiabilité, la sécurité, la
localisation, la chaîne de sous-traitance, la réversibilité, les garanties de
confidentialité, l'existence d'assurances, la conformité RGPD, la disponibilité
du support et la documentation.
11.2 - Cadre
contractuel
Les tiers
doivent être encadrés par des engagements de confidentialité, des clauses de
sécurité, des clauses RGPD lorsque nécessaire, des règles de restitution ou
suppression, des obligations de notification d'incident, et, lorsque cela est
pertinent, des limitations d'usage, de sous-traitance ultérieure et de
conservation.
11.3 - Supervision
et retrait d'accès
Les accès tiers sont limités au strict nécessaire, temporisés lorsque possible et retirés dès que la mission le justifie. Aucune dépendance critique ne doit reposer exclusivement sur une personne extérieure sans dispositif raisonnable de continuité, d'inventaire, de documentation et de révocation.
ARTICLE 12 - Gestion des incidents, violations de données et crise
12.1 - Déclaration
et qualification
Tout incident
ou soupçon d'incident doit être remonté immédiatement par le canal interne
désigné, puis documenté sans délai utile. Les alertes peuvent provenir des
utilisateurs, des clients, des journaux, des outils de détection, d'un tiers ou
d'une autorité. Elles doivent être qualifiées selon leur nature, leur
périmètre, les actifs touchés, l'impact opérationnel, le risque juridique, le
risque pour les personnes et l'urgence du confinement.
12.2 - Mesures
immédiates
Les premières
actions peuvent comprendre l'isolement d'un poste, la suspension d'un compte,
la révocation d'un secret, la fermeture d'un partage, l'arrêt d'un flux, la
préservation des preuves, la journalisation des décisions, l'information de la
direction et la mobilisation des référents utiles. Les communications externes
relatives à un incident sont réservées aux personnes habilitées.
12.3 - Violations
de données personnelles
Lorsqu'un
incident constitue ou peut constituer une violation de données personnelles, il
doit être inscrit dans un registre interne dédié et analysé sans attendre
l'obtention de toutes les informations finales. Si la violation présente un
risque pour les droits et libertés des personnes, une notification à la CNIL
doit être préparée dans les meilleurs délais et, si possible, dans les
soixante-douze heures suivant la prise de connaissance. En cas de risque élevé,
les personnes concernées doivent également être informées, sauf exception
légale.
12.4 - Retour d'expérience et mesures correctrices
Tout incident
significatif doit donner lieu à une analyse post-incident, à des mesures
correctrices ou préventives, à une mise à jour documentaire et, si nécessaire,
à une revue des accès, des procédures, des contrats, des sauvegardes ou des
outils ayant contribué à l'événement.
ARTICLE 13 - Continuité d'activité, documentation et réversibilité
13.1 - Continuité
raisonnable
CONYVO
organise un niveau raisonnable de continuité au regard de sa taille et de ses
engagements contractuels. Les actifs, fournisseurs, accès de récupération,
contacts de secours, dépendances clés, sauvegardes, procédures de restauration,
documentations d'administration et points de reprise doivent être identifiables
pour éviter une dépendance excessive à une seule personne ou à un seul
dispositif.
13.2 - Documentation
minimale exigée
Les
environnements critiques doivent être couverts par une documentation
proportionnée comprenant, selon les cas, l'inventaire de l'actif, son
titulaire, ses administrateurs, la localisation de sa documentation, son
contact de récupération, ses échéances, ses dépendances principales, les
procédures essentielles de sauvegarde ou de changement et les restrictions
utiles à la continuité.
13.3 - Sortie
de mission et remise documentaire
Lorsqu'une mission prend fin ou change de titulaire, une remise documentaire sécurisée doit être organisée selon le périmètre concerné. Elle ne doit pas être uniquement orale et doit laisser une preuve durable dans l'outil adéquat.
ARTICLE 14 - Contrôles, exceptions, sanctions et révision
14.1 - Contrôles
raisonnables
CONYVO peut
journaliser les actions pertinentes dans ses outils, vérifier la traçabilité
des accès et réaliser des audits documentaires ou techniques proportionnés en
vue d'assurer la sécurité, la conformité, la continuité et la défense de ses
droits, dans le respect du droit applicable aux salariés, aux prestataires et
aux données personnelles.
14.2 - Gestion
des exceptions
Toute
exception aux exigences de la présente politique doit être limitée, motivée,
approuvée par l'autorité compétente, assortie d'une durée et, lorsque cela est
possible, compensée par des mesures alternatives. Les exceptions permanentes
non justifiées sont prohibées.
14.3 - Conséquences
des manquements
Tout
manquement peut donner lieu, selon le statut de la personne concernée, à une
mesure conservatoire, un rappel à l'ordre, une suspension d'accès, une
réaffectation, une mesure disciplinaire, une non-validation de prestation, une
résiliation contractuelle, une demande de restitution, une action en
responsabilité, une notification au client concerné ou toute autre mesure
prévue par la loi ou le contrat applicable.
14.4 - Mise à
jour de la politique
La présente
politique entre en vigueur à sa date de version. Elle est revue périodiquement
et à chaque évolution significative de l'organisation, de l'architecture, des
obligations légales, des usages, des outils, des incidents majeurs ou des
contrats structurants de CONYVO.
ANNEXE 1 - Matrice de classification et règles de diffusion
La présente annexe fournit un cadre synthétique de classification. Elle constitue un standard minimal pouvant être renforcé par type d'actif, de client, de contrat ou d'environnement.
|
Niveau |
Exemples |
Règles minimales |
Canaux / stockage |
|
Public |
Contenu publié, présentation validée, page web publique |
Diffusion libre après validation ; intégrité du contenu à préserver. |
Canaux publics validés uniquement. |
|
Interne |
Organisation interne, comptes-rendus non sensibles, planning |
Partage limité aux personnes utiles ; pas de diffusion externe sans validation. |
Outils Conyvo approuvés, messagerie pro, espaces internes. |
|
Confidentiel |
Contrats, devis, marges, dossiers clients, tickets sensibles |
Besoin d'en connaître ; traçabilité du partage ; copie locale limitée ; prudence renforcée en mobilité. |
Outils approuvés, liens restreints, stockage maîtrisé. |
|
Restreint / Sensible |
Secrets, MFA, journaux critiques, accès admin, sauvegardes, données à risque |
Accès nominatifs stricts, diffusion exceptionnelle, journalisation et protection renforcée. |
Coffre de secrets, canaux sécurisés, stockage dédié. |
ANNEXE
2 - Niveaux d'incident et réflexes minimaux
|
Niveau |
Exemples |
Réflexes attendus |
Objectif interne |
|
Critique |
Compromission admin, indisponibilité majeure, fuite suspectée, perte de contrôle domaine ou messagerie |
Alerte immédiate, confinement, direction, préservation des preuves, priorisation absolue. |
Prise en charge immédiate. |
|
Majeur |
Compte compromis, poste infecté, partage sensible exposé, sauvegarde en échec sur actif critique |
Suspension ou isolement rapide, revue des accès, qualification juridique et technique. |
Traitement dans la demi-journée ouvrée si possible. |
|
Significatif |
Anomalie répétée, tentative de phishing crédible, dérive de droits, défaut de journalisation utile |
Documentation, correctif, revue de périmètre, suivi du plan d'action. |
Traitement dans le jour ouvré. |
|
Mineur |
Écart non bloquant, défaut documentaire, signal faible à confirmer |
Traçabilité, planification, correction proportionnée. |
Planification sous quelques jours ouvrés. |
ANNEXE 3 - Socle minimal de sécurité opérationnelle
Le socle ci-dessous constitue un minimum attendu, à renforcer selon le risque, le client, l'outil, l'environnement ou le contrat.
- Utiliser un compte nominatif et activer l'authentification multifacteur sur les services sensibles dès qu'elle est disponible.
- Ne jamais transmettre un mot de passe, code MFA, secret ou lien de récupération dans un canal non maîtrisé.
- Verrouiller son poste ou terminal dès qu'il est laissé sans surveillance et maintenir les systèmes à jour.
- Limiter les copies locales et les exports de données clients ou confidentielles au strict nécessaire.
- Utiliser exclusivement les outils approuvés pour le stockage, la collaboration, le partage et la signature.
- Signaler immédiatement toute suspicion de phishing, de fuite, de compte compromis, de perte de matériel ou d'accès anormal.
- Documenter les changements sensibles, les accès privilégiés, les actifs critiques et les remises / restitutions d'accès.
- Prévoir des sauvegardes adaptées, une copie déconnectée lorsque nécessaire et des tests périodiques de restauration.
- Supprimer ou restituer sans délai utile les accès, supports et copies locales en fin de mission ou de besoin.
- Vérifier avant diffusion les droits, autorisations, restrictions contractuelles et destinataires effectifs d'un document ou d'un média.
ANNEXE 4 - Checklist minimale d'entrée / sortie d'accès
|
Étape |
Point de contrôle |
Preuve attendue |
|
Entrée |
Titulaire identifié, besoin justifié, outil concerné, niveau de droit défini |
Ticket, email de validation, fiche d'habilitation |
|
Entrée |
Compte nominatif créé, MFA activée si applicable, canal de remise sécurisé |
Trace d'activation / journal / compte-rendu |
|
Entrée |
Confidentialité et règles d'usage rappelées |
Clause, contrat, accusé de prise de connaissance |
|
Sortie |
Comptes désactivés ou transférés, sessions révoquées, groupes retirés |
Ticket de clôture, journal de désactivation |
|
Sortie |
Secrets partagés, codes de récupération et délégations révisés ou rotés |
Compte-rendu de rotation / inventaire mis à jour |
|
Sortie |
Matériels, supports, exports et copies locales restitués ou supprimés |
Checklist signée, attestation ou mail de confirmation |